Les yaks, surnommés les ? bateaux du plateau ?, vivent toute l'année dans des zones alpines à plus de 3 000 mètres d'altitude. Ils se nourrissent des paturages naturels du plateau et boivent l'eau des glaciers fondus des montagnes enneigées, ce qui explique principalement la qualité savoureuse et nutritive de leur viande. Le b?uf de yak séché à l'air est un aliment traditionnel des Tibétains et fait partie de leurs mets préférés.

? Chaque année, vers la fin novembre ou le début décembre, lorsque la température descend en dessous de zéro, nous commen?ons à fabriquer du b?uf de yak séché à l'air ?, explique notre amie tibétaine Tamdrin. ? La viande des pattes arrière et les tendons du yak sont les parties privilégiées pour cette préparation. Nous devons d'abord couper le b?uf de yak cru en lanières de taille appropriée, dans le sens des fibres de la viande, puis les suspendre dans un entrep?t de paille ventilé ou à l'ombre sous les avant-toits, permettant à l'air froid de congeler et de sécher la viande tout en conservant son go?t frais. ?

En mars ou avril de l'année suivante, après un hiver entier, les lanières de viande de yak, initialement juteuses et d'un rouge vif, rétrécissent visiblement et prennent une teinte de rouge sombre. La perte d'eau les rend plus légères. En les pressant avec les mains, les lanières ne sont plus élastiques et présentent des textures distinctes, ce qui indique que le séchage est terminé. Prenez-en un morceau, mettez-le dans votre bouche et machez-le lentement. Son ar?me riche et charnu persiste longtemps en bouche.


(Rédactrice : Lucie ZHOU)